Le Dr Diego Schwarzstein fait coulisser le tiroir du haut de son bureau en acajou et en sort une boîte rectangulaire blanche.
« Le voici », dit-il, le son de sa voix autoritaire rebondissant sur les quatre murs de son modeste bureau de la Calle Italia à Rosario, en Argentine.
De la boîte, il sort un objet en forme de stylo marqueur avec une petite seringue au bout. Il ressemble en apparence aux stylos utilisés par les diabétiques, sauf que celui-ci contient des cartouches d’hormone de croissance humaine (HGH) plutôt que d’insuline.
Schwarzstein se souvient du jour – le 31 janvier 1997 – où il a donné l’un de ces stylos à un garçon de neuf ans qui mesurait environ 1,29 mètre.
« Léo m’a demandé s’il allait grandir suffisamment pour devenir