Messi écoute les consignes de l’entraîneur Lionel Scaloni, qui a été l’interlocuteur des derniers jours d’incertitude (EFE/Juan Ignacio Roncoroni)
« Si c’est pour Messi, ça ne manque jamais. Mais jamais, hein. »
Tout au long de ce lundi, les joueurs convoqués en équipe d’Argentine passeront par la grille d’entrée du site AFA d’Ezeiza. Mais il manquera l’emblème, l’habitué, l’habitant quasi fixe du complexe depuis 2004, date à laquelle il a été convoqué pour la première fois pour un amical de l’équipe des moins de 20 ans : Lionel Messi. Après ce que signifiait le titre en Copa América, avec l’Albiceleste avec passage garanti à la Coupe du monde du Qatar, il a été libéré de ses obligations avec l’équipe nationale, même si pour Rosario, ce ne sont pas exactement des obligations…
Comme cela s’est produit dans le tournoi continental, lorsque l’Argentine n’a pas raté un match et a même joué la définition contre le Brésil blessé ; Tout comme lors de la dernière double date des Éliminatoires, lorsqu’il est entré contre l’Uruguay et a débuté contre Verdeamarela donnant des avantages physiques, le capitaine voulait être contre le Chili (jeudi 27 à Calama) et la Colombie (mardi 1/2 à Córdoba). Il n’envisageait pas l’occasion de s’absenter. S’il ne l’a pas fait avant, quand les résultats lui ont échappé, après quatre finales sans chance, moins maintenant, quand les sourires ne manquent pas et que le consensus qu’il fait parmi les fans est unanime.
Comment, alors, ont-ils réussi à le faire accepter de se reposer au sein de l’équipe nationale après avoir contracté le COVID-19 et avoir été affecté pendant plusieurs jours, au point que ce dimanche seulement a-t-il réussi à ajouter des minutes dans le 4-0 contre Reims , dans lequel il a apporté une aide ? « Contrairement à ce que tout le monde pense, ça a été réglé à la dernière minute », a souligné à Infobae une source proche des décisions.
Et celui en charge du dialogue direct avec la Puce, 34 ans, était l’entraîneur Lionel Scaloni, au-delà de ses bonnes relations avec Walter Samuel, la Souris Ayala et Pablo Aimar, les assistants de terrain. El Gringo a avancé un ensemble d’arguments pour étayer sa position selon laquelle cette fois, cela ne valait pas la peine de risquer. Il a avancé comme raisons qu’il n’avait pas joué depuis le 22 décembre, qu’il avait passé 12 jours à s’entraîner différemment car il avait présenté une photo de coronavirus avec des symptômes et quelques séquelles, et qu’il était préférable qu’il récupère dans son club, gagnant des minutes, sans pratiques manquantes Et sans voyages entre les deux.
Même ainsi, connaissant la position de la star, Scaloni, qui avait prévu de donner la liste des convoqués le lundi 17 janvier, a prolongé le délai jusqu’au mercredi 19, laissant toujours la place à l’ancienne figure barcelonaise. Au-delà de quelques déclarations de Leonardo, directeur sportif (« il a passé plus de temps avec l’équipe nationale qu’avec le PSG »), les relations entre la direction de l’AFA et l’institution française sont bonnes. De plus, l’attaquant a sa détermination à donner la priorité à l’Albiceleste par contrat. S’il avait voyagé en Argentine, il n’aurait rien fait d’inapproprié.
Mais il accepta la proposition de Scaloni et compagnie, avec certitude. « Dans les prochaines dates ce sera oui ou oui », précise la même source. Il fait référence aux matches de clôture des qualifications, contre le Venezuela en tant que local et en tant que visiteur contre l’Equateur, prévus fin mars.
En attendant, le directeur technique formé chez Newell’s évaluera des alternatives, tant tactiques que nominatives, pour esquisser un plan B en pensant à une éventuelle absence de Messi dans les plats principaux, comme la Coupe du monde. Paulo Dybala regarde un pas en avant pour officier la Puce, au-delà des mauvais moments qu’il a dû traverser pour des raisons physiques ces derniers temps. Et Ángel Correa, une grande présence dans l’Atlético Madrid désormais irrégulier de Diego Simeone ? Indépendamment du poids qui accompagne le remplacement du drapeau de l’équipe, les deux se battent pour une place sur la liste des 23 joueurs du Qatar. C’est une opportunité qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas laisser passer.
Le calendrier, lui, peut prévoir une situation bien particulière : le lundi 31, le PSG affrontera Nice en huitième de finale de la Coupe de France. Et là, Messi pourrait jouer, en même temps qu’à 11 000 kilomètres de là, l’équipe nationale qu’il dirige est concentrée en pensant au duel contre la Colombie qu’il verra à la télévision. Tout est fait pour qu’il récupère sa meilleure version physique de l’année de la Coupe du monde, même si s’il ne tenait qu’à lui, son avion privé l’aurait déjà déposé à l’aéroport d’Ezeiza…
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