La semaine du ‘tic tac’. Ne pas avoir de poils dans la barbe et voir un gardien avec le n°8 provoque beaucoup de questions ou de tirer sur le maillot de la personne plus âgée à côté de vous pour trouver une réponse. Cela s’est produit lors de la Coupe du monde 1974 lorsque nous avons vu que c’était le numéro de Jan Jongbloed, le gardien néerlandais contre lequel Gerd Muller avait marqué en finale.
Dans le football moderne, les numéros de maillot sont devenus une matière d’école de commerce. Pour décider quelque chose, un consensus est recherché entre le joueur, la famille, l’agent, le directeur marketing et l’expert du sondage.
De nos jours, les chiffres et les lettres se dansent. Antoine Griezmann a fait à l’Atletico Madrid ce que Luis Aragones ne ferait jamais, mais il portera le même n°8 que portait le sage. Le n°7 de Griezmann à Barcelone sera désormais porté par Ousmane Dembele. Cristiano Ronaldo a repris le numéro 7 de Manchester United après qu’Edinson Cavani le lui ait gracieusement offert à la suite d’une campagne de classe mondiale.
Le n°10 d’Ansu Fati
Le n°10 de Lionel Messi sera porté par Ansu Fati, un exploit ou une démonstration d’audace kamikaze. Quelqu’un aurait dû lui expliquer ce qu’Ivan Zamorano a fait à l’Inter. Lorsque Ronaldo Nazario est arrivé, il portait le n°10 et le Chilien a gardé le n°9. L’année suivante, les gourous du marketing ont poussé Ronaldo à porter le n ° 9. Zamorano s’est vu proposer une solution exotique : porter le 1+8 sur sa chemise, et c’est ce qu’il a fait. La permission aurait dû être demandée pour qu’Ansu porte le 1+0. Javier Tebas l’aurait aimé et Luis Rubiales ne l’aurait pas fait.
Témoin de ce manège numérique est Ronald Koeman. Le Néerlandais pensait qu’il allait avoir un trio devant Lionel Messi, Antoine Griezmann et Memphis Depay cet été. Maintenant, à l’approche de l’automne, il a Memphis, Luuk de Jong et Martin Braithwaite, en attendant que Dembele, Sergio Aguero et Philippe Coutinho soient en forme.
La force de l’Atletico Madrid
L’image était symbolique. Les bureaux de Barcelone célébraient aux premières heures du matin le jour de la date limite, ayant affaibli l’équipe et renforcé les finances du club. Avec cette photo, demander un trophée à Koeman cette saison revient à demander à Andoni Iraola de faire entrer Rayo Vallecano en Ligue des champions.
En guise de récompense, le club lui parle de prolonger son contrat. Une fausse générosité car quand on gratte sous la surface il y a des contre-indications : jouer un football de marque offensive, faire plus confiance aux jeunes, notamment Riqui Puig, et gagner le championnat.
Koeman se demandera pourquoi il ne peut pas être Diego Simeone et avoir un slogan qui fait oublier que son Atletico Madrid a la meilleure formation de départ et la meilleure équipe de LaLiga Santander. C’est la première fois depuis Jongbloed que cela se produit.