LaLiga a annoncé un accord avec le fonds d’investissement international CVC, qui s’accompagne d’une contribution économique de 2.700 millions d’euros à la compétition espagnole, en retour de 10% de sa valeur, et les clubs auront 40 ans pour redonner avec un très peu d’intérêt. Parmi eux, comme il a confirmé le patronat, 90 % iront alloués aux clubs, alors que, comme il a informé le quotidien ACE, 15 % de ces 2.430 millions alloués directement au propre personnel des équipes.
Ainsi donc, le renouvellement et le retour de l’inscription de Lionel Messi par le FC Barcelone, ou les éventuelles signatures de Kylian Mbappé ou Erling Haaland par le Real Madrid, reçoivent un appui important grâce à l’accord dégagé par la Liga.
Les livraisons des quantités iront en fonction des revenus télévisuels des 42 clubs professionnels des sept dernières saisons. Cet accord a été approuvé à l’unanimité ce mercredi par la Commission déléguée de LaLiga. Plus tard, il s’agira d’une Assemblée Générale extraordinaire l’accompagnant pour donner la dernière étape le 12 août prochain à une opération qui s’attend à se cristalliser avant le début de la Liga.
Le contexte
Cette vente est centralisée dans les droits télévisuels, c’est-à-dire le cadre comparatif qui réglera la répartition de cette entrée supplémentaire, dépend de plusieurs années de multiples variables : 50% livre à parts égales, 25% par mérites sportifs et 25% restant par implantation sociale (abonos, taquillas…). Par conséquent, le FC Barcelone et le Real Madrid sont ceux qui recevront une plus grande quantité de ces 291,6 millions d’euros (15% du total), qui pourront investir dans les retouches du personnel.
Il sera renégocié un nouvel accord de télévision l’année prochaine et sera en vigueur par trois cours de plus, mais s’appuiera sur le précédent pour apporter contexte et quantités à l’opération. Toujours dans des chiffres approximatifs, le Barça touchera quelque 270 millions au total par l’accord avec le CVC et pourra allouer au staff près de 40 millions d’euros, à l’instar du Real Madrid (260 au total), tandis que l’Athletic de Madrid pouvoir élever sa limite à quelque 30 millions en collectant avec cette signature quelque 200 millions.
Les totaux de l’accord devront être distribués de la forme suivante : 70% doit aller alloué pour les investissements et les infrastructures (comme le cas des stades), 15% pour refinancer la dette et les pertes par le COVID et est le reste 15% celui qui doit aller alloué pour augmenter les limites salariales du personnel.
Messi, Mbappé et Haaland, sur scène
Cet accord sauve une relation directe avec le « cas Messi » et la potentielle signature de Mbappé. Le barça avait besoin de lui confier de gros accords (Umtiti, Pjanic ou encore Griezmann) pour accueillir non seulement le renouvellement de Leo, mais aussi l’inscription des nouveaux arrivés (Depay, Eric García et Agüero). En effet, le propre club barcelonais a reconnu une dette à court terme de 730 millions d’euros.
De son côté, le Real Madrid a mis en place un plan de réduction salarial pour pallier les effets de la pandémie et la forte dépense que suppose s’attaquer à un travail comme celui du nouveau Bernabéu, chiffré à 570 millions d’euros. Ce dossier peut aider le groupe blanc dans son envie de faire avec Kylian Mbappé et Erling Haaland.