Le Brésil accueillera la Copa America pour la deuxième fois consécutive après que la Colombie et l’Argentine aient été privées de leurs droits d’accueil pour le tournoi, ce qui a suscité des critiques pour la décision de tenir l’événement troublé dans l’un des pays les plus durement touchés par la pandémie COVID-19.
La décision, qui déplace la compétition d’un point chaud du coronavirus sud-américain à un autre, signifie que le plus ancien tournoi international au monde débutera comme prévu le 13 juin, avec la finale le 10 juillet.
Il devrait présenter nombre des plus grands joueurs du monde du football, avec les Argentins Lionel Messi et Sergio Aguero, le Brésilien Neymar et l’Uruguayen Luis Suarez parmi ceux qui devraient y participer.
CONMEBOL a promis que tous les joueurs seront vaccinés avant le début du tournoi.
« Le gouvernement brésilien a fait preuve d’agilité et de réflexion décisive à un moment crucial pour le football sud-américain », a déclaré le président de la CONMEBOL, Alejandro Dominguez, dans un communiqué.
« Le Brésil est dans une période de stabilité, il a fait ses preuves et une expérience récente dans l’organisation d’un tournoi de cette ampleur. »
Le Brésil a accueilli la Copa America en 2019 et la Coupe du monde en 2014.
Cette décision est un coup de pouce pour le président brésilien Jair Bolsonaro, un ancien capitaine de l’armée d’extrême droite qui s’est élevé contre les verrouillages et a exhorté son peuple à reprendre une vie normale.
Dans un tweet séparé, la CONMEBOL a remercié Bolsonaro pour «avoir ouvert les portes du pays à ce qui est désormais l’événement sportif le plus sûr au monde».
Plus de 460000 personnes sont décédées du COVID-19 au Brésil, le deuxième nombre le plus élevé au monde après les États-Unis, et le déploiement de la vaccination a bégayé. Mais l’Argentine est aux prises avec un récent pic.
Selon un décompte de Reuters, le Brésil a signalé 204 infections pour 100 000 habitants au cours des sept derniers jours, contre 484 pour 100 000 en Argentine.
De grandes manifestations ont eu lieu dans tout le Brésil samedi contre la gestion de la pandémie par Bolsonaro.
L’histoire continue
La Copa America de cette année devait être la première à présenter des hôtes communs, mais la Colombie a été démise de ses fonctions de co-hôte le 20 mai après une vague de manifestations exigeant un changement social et économique dans tout le pays.
La CONMEBOL espérait que l’Argentine pourrait alors accueillir les 28 matchs ou les partager avec ses voisins sud-américains.
La précédente Copa America, remportée par le Brésil, a rapporté 118 millions de dollars (152 millions de dollars australiens) de revenus.