Juste à temps, après avoir surmonté le COVID-19, Adrián Embarba s’est remis au premier tour pour rencontrer Rayo Vallecano. Pour rappeler ses sept saisons à Vallecas et surtout ses records de la saison dernière, 11 passes décisives (en plus de sept buts) qui l’ont amené à signer pour l’Espanyol et à terminer le parcours en étant le deuxième plus haut passeur même parti en janvier. Maintenant, juste un an plus tard, la fin recevra le Ray au stade RCDE menant une statistique très différente.
Embarba, à son grand regret, est devenu le joueur de la deuxième division et de tout le football professionnel espagnol – à égalité uniquement par Lionel Messi et Karim Benzema, de plus gros mots – qui ont joué dans le bois avec le plus de coups du but rival. Avec celui de samedi dernier à Montilivi contre Gérone dans un fil qui avait dépassé Juan Carlos Martín, prend cinq cette saison, devant les quatre de Gerard Moreno et Iñaki Williams et tous les trois, entre autres, par son coéquipier Javi Puado et l’attaquant d’Almería Umar Sadiq. L’attaquant perruche s’est également heurté aux poteaux contre Albacete, Mirandés, Leganés et Carthagène.
La folie d’Embarba – ou son beau but, qu’il faut avoir pour frapper le bâton – élève également l’Espanyol en tant qu’équipe professionnelle, avec le Real Madrid, qui a brisé ses rêves avec du bois plus de fois cette saison. Jusqu’à ce qu’il ait tiré au poteau 12 fois, 11 pour Oviedo et Saragosse, et 10 pour l’Atlético de Madrid, Valladolid et Leganés. Outre les cinq clubs de l’ailier et les trois de Puado, à l’Espanyol Wu Lei (deux fois), Raúl de Tomás et Lluís López ont eu cette chance.
Le jour représentatif 23
Avec autant de bois, et malgré le fait qu’il compte cinq buts cette saison avec l’Espanyol, il n’a pas pu marquer Embarba depuis le 7 novembre dernier, devant Lugo. Y, avec cinq autres passes décisives, aucune ne se termine par un but depuis le 2 décembre à Carthagène.
Malgré son poids indéniable dans l’équipe de Vicente Moreno, il est loin de ces chiffres, 11-7, pour l’instant. Il a quitté Rayo il y a un an pour rejoindre l’Espanyol. Il l’a fait après le 23e jour, exactement à la même heure que maintenant les Vallecanos visiteront Cornellà. Il a tout un monde devant lui pour inverser les chiffres, il suffira de rediriger son pouls de quelques centimètres.