L’attaquant du Paris Saint-Germain Neymar doit plus d’impôts impayés que tout autre individu figurant sur la liste noire des autorités espagnoles avec des dettes de 34,6 millions d’euros (40,5 millions de dollars), selon un document officiel publié mercredi.
Le Brésilien, qui a joué pour Barcelone de 2013 à 2017 avant de rejoindre le club français pour 222 millions d’euros dans le transfert le plus cher de l’histoire, arrive en tête de la liste des milliers de noms publiée sur le site de l’administration fiscale espagnole.
La presse espagnole a rapporté l’année dernière que les autorités fiscales du pays poursuivaient Neymar pour fraude fiscale remontant à son temps au Barça, mais c’est la première fois que l’information est officiellement confirmée.
Le fisc espagnol, contacté par l’AFP, n’a pas précisé si la présence de Neymar sur la liste était liée à son transfert en 2013 à Barcelone du club brésilien Santos.
Mais il a déclaré que pour figurer sur la liste des débiteurs les plus élevés, les particuliers devaient remplir plusieurs critères, notamment le non-respect de la date limite de paiement de la dette.
Selon les médias, les autorités fiscales espagnoles enquêtent sur deux des transferts de Neymar, son arrivée au Camp Nou en provenance de Santos en 2013 et son transfert dans la capitale française quatre ans plus tard.
Le Barça a déclaré que l’accord coûtait 57,1 millions d’euros, mais selon les autorités espagnoles, le club a payé 83,3 millions d’euros pour l’attaquant.
En 2016, il a signé un nouveau contrat avec les Catalans qui prévoyait un paiement progressif de bonus mais ils ont refusé de lui verser les 26 millions d’euros restants en add-ons après son départ pour le Parc des Princes.
En juin, un tribunal espagnol a rejeté la plainte de l’attaquant contre le club et lui a dit de payer 6,79 millions d’euros à la formation, qui a affirmé qu’il avait violé son accord.
D’autres footballeurs, tels que l’ancien attaquant du Real Madrid Cristiano Ronaldo et l’ancien coéquipier de Neymar au Barca, Lionel Messi, se sont également entretenus avec des autorités fiscales espagnoles.
En janvier 2019, Ronaldo, désormais membre de la Juventus italienne, a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour fraude fiscale alors qu’il était à Madrid.
L’attaquant portugais a également accepté de payer 18,8 millions d’euros d’amendes et d’arriérés d’impôts pour régler l’affaire, selon des sources légales.
Messi a payé une amende de deux millions d’euros en 2016 dans son propre conflit fiscal et a été condamné à une peine de 21 mois de prison avec sursis.
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