Barcelone permettra-t-il vraiment à Messi de partir?

Lorsque Lionel Messi a rencontré Ronald Koeman jeudi dernier et, selon la radio catalane bien informée RAC1, a déclaré à son nouvel entraîneur de Barcelone qu’il se considérait plus comme «dehors que dedans» au club, le monde du football a senti que l’impensable pouvait réellement se produire.
Malgré des différences majeures avec le président du club Josep Bartomeu, Messi semblait destiné à voir sa carrière à Barcelone.
Mais la défaite historique face au Bayern Munich, 8-2 en quart de finale de la Ligue des champions, a déjà provoqué le limogeage de l’entraîneur Quique Setien et le départ du secrétaire technique Eric Abidal. Messi pourrait-il maintenant partir aussi?
L’une des premières questions que les supporters de Barcelone se posent tout au long de ce qui se transforme en guerre de propagande entre le club et le joueur est: qui divulgue quoi?
Bartomeu ne peut pas se permettre d’être considéré comme le méchant et Messi la victime.
Messi, à son tour, souhaite que la pression reste sur Bartomeu, qui a jusqu’à présent résisté à tous les appels à sa démission.
Les reproches de Messi sont bien documentés. Il blâme le conseil actuel pour la vente de son ami Neymar au Paris Saint-Germain; l’incapacité à reconstruire une équipe décente avec les fonds, et les mauvais choix d’entraîneurs et de directeurs sportifs entre autres erreurs.
Lorsque l’Esporte Interativo a rapporté dimanche dernier que Messi avait dit au conseil d’administration de Barcelone qu’il voulait partir, il était à noter qu’aucun démenti n’avait été fait par le joueur.
Si cette nouvelle semblait émaner du «camp Messi», alors il semblait que la fuite du contenu du premier sommet Messi-Koeman pouvait bien provenir du club.
Certains commentateurs en Catalogne ont même suggéré que Bartomeu et son conseil d’administration seraient heureux que Messi parte tant qu’ils seraient dépeints comme impuissants à l’avoir arrêté.
Il y a un énorme trou dans les finances. La crise de Covid-19 a forcé des matchs à huis clos et a mis fin à l’industrie du tourisme de football dont dépend Barcelone.
Retirer Messi de la masse salariale et lui imposer des frais de transfert aiderait certainement à régler les choses financièrement.
Mais cela ne peut pas être considéré comme leur idée. La première page d’El Mundo Deportivo a déclaré hier Messi comme «non transférable» et cela doit être la position publique.
De même, Messi ne peut pas exiger de partir. Cela changerait la dynamique et du coup il serait le méchant.
Jusqu’à présent, il semble que son message lui revient de considérer son avenir et de ne pas vouloir signer un nouveau contrat.
Il n’y a pas de fin imminente à la crise en vue avant le retour des joueurs barcelonais à l’entraînement fin août.
Le PSG, l’Inter Milan et Manchester City sont tous des prétendants potentiels réalisables mais aucun d’entre eux n’est prêt à déménager alors que le joueur a encore un an sur son contrat et est protégé par une clause libératoire de 700 millions d’euros (825 millions de dollars).
En janvier, il sera libre de négocier un transfert gratuit, mais Bartomeu en sera alors à ses trois derniers mois en tant que président. Il démissionne en mars avant les élections.
Messi sera sur le point de se débarrasser du président et serait donc moins susceptible de partir.
Un mariage de raison inconfortable peut être le seul résultat de l’impasse actuelle.

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